Pollutions Organiques

Les pollutions organiques sont dues à un excès de nutriments, soit de l’azote, soit du phosphore. Elles aboutissent à de véritables marées vertes façon « Bretagne » sur nos rivières.

Conséquences

Les excès de nutriments conduisent à une eutrophisation (prolifération d’algues).
Ces algues ont plusieurs conséquences:
  • colmatage des fonds: les fonds des rivières, lieu de toute la vie aquatique (larves participant à l’autoépuration, frayères de reproduction…) sont recouverts d’algues ce qui empêche toute la vie dans cette zone pourtant essentielle à nos cours d’eaux. Ces nutriments participent à un emballement: plus d’algues liés aux nutriments et moins d’autoépuration liée à l’étouffement par les algues
  • consommation de l’oxygène dissous aboutissant à une asphyxie dans la rivière
  • production de toxines parfois mortelles (cas des cyanobactéries qui sont des algues)
  • leurs couleurs sombres augmentent la quantité de lumière absorbée qui se transforme en chaleur et accentue le réchauffement de l’eau des rivières

Origine

L’étude du phosphore qui existe sous des formes insolubles est plus complexe que l’étude de l’azote. Des études sont néanmoins disponibles. L’origine de l’azote et même du phosphore (contrairement à une idée reçue) est essentiellement agricole comme le montrent nos calculs.
Il peut s’agir de pollutions chroniques (rejets continus) ou aigües (lessivage des sols, surcharge de réseaux) par l’azote ou le phosphore.
Avec les progrès de l’épuration et les lessives pour partie sans phosphates la part domestique a nettement diminué même si des progrès sont encore souhaitables. La problématique de la part domestique vient aussi d’épisodes aigus liés aux problèmes de réseaux et de déversoirs d’orages notamment à l’étiage.
Les conséquences de ces pics d’azote et de phosphore sont mal connues et mal documentées mais sans doute très importantes. Elles incitent donc dans l’immédiat le Collectif SOS LRC à émettre les plus grandes réserves quand aux épandages d’effluents agricoles liquides et à demander une refonte des réseaux d’épuration et déversoirs d’orages.
Pour aller plus loin vous pouvez retrouver sur notre ancien site www.arrete.net les publications réalisées à ce sujet. Au départ dénoncées, elles ont été depuis validées par d’autres études officielles et sont citées dans le 1er rapport vindimian :

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