Des plastiques agricoles balancés à l’amont du ruisseau de Saint-Renobert, tout juste reméandré

Un lanceur d’alerte nous signale l’abandon de plusieurs amoncellements de plastiques agricoles usagés de part et d’autre de la D13, en amont du ruisseau de Saint-Renobert, à Quingey. Ce petit affluent de la Loue vient pourtant de bénéficier d’un chantier de restauration écologique de 430 000 euros.

Des montagnes de filets d’ensilage ou de bâches de bottes de foin, souillées et partiellement décomposées, ont été abandonnées à ciel ouvert dans des prairies jouxtant la D13, au sud de Quingey. Les photos transmises par un témoin montrent clairement ces plastiques verts en contact direct avec l’eau stagnante — le secteur était récemment inondé — et des bovins qui évoluent au milieu de ces déchets.

Ces dépôts se trouvent en amont direct du ruisseau de Saint-Renobert, un petit affluent de la Loue qui parcourt 1,8 km entre le hameau éponyme et sa confluence avec la rivière à Lavans-Quingey. Or, ce ruisseau vient tout juste d’être restauré dans le cadre d’un ambitieux chantier de reméandrage : rectifié et dégradé par des décennies d’interventions humaines, il a retrouvé ses méandres d’origine et trois hectares de zones humides ont été recréés, pour un coût total de 430 000 euros financés notamment par l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, le Département du Doubs et la Fondation du Patrimoine. (plus d’infos sur le reméandrement ici https://france3-regions.franceinfo.fr/bourgogne-franche-comte/doubs/le-patrimoine-c-est-aussi-le-patrimoine-naturel-un-ruisseau-malmene-par-l-homme-retrouve-ses-meandres-d-autrefois-dans-le-doubs-2861252.html)

Les plastiques agricoles — filets d’ensilage, bâches — constituent une source de pollution diffuse et durable. Leur dégradation lente libère des microplastiques et des additifs chimiques (plastifiants, UV-stabilisants) qui migrent dans les sols et les eaux. En zone inondable, leur impact sur la qualité des eaux superficielles est direct et immédiat.

SOS Loue et Rivières Comtoises demande que les autorités compétentes — DDT du Doubs, Agence de l’eau, Police de l’environnement — diligentent une inspection sur site et prennent les mesures qui s’imposent pour faire cesser cette situation.