2025 aura été une année rude pour les rivières comtoises : de la Loue au ruisseau du Breuil, du lac Saint-Point aux sources karstiques, les signaux d’alerte se sont multipliés. L’étude Nutri-Karst a confirmé ce que les pêcheurs, les riverains et les associations disent depuis des années : nos rivières étouffent sous les nitrates, les phosphates et les pollutions diffuses issues de modèles agricoles et d’aménagements qui ne tiennent pas compte de la fragilité du karst.
Face à cela, le collectif SOS Loue et Rivières Comtoises n’a pas baissé les bras : sorties de terrain, analyses, conférences, pédagogie, mobilisation citoyenne… pour que personne ne s’habitue à voir les rivières mourir en silence.
Une année de luttes et de veilles
En 2025, le collectif a été sur de nombreux fronts. Pour ne citer que quelques exemples :
- Nutri-Karst : participation aux ateliers et à la restitution d’une étude majeure qui documente précisément l’impact des apports de nutriments sur les milieux karstiques et les rivières comtoises.
- Ruisseau du Breuil à Lavernay : constat sur le terrain d’un petit cours d’eau « à bout de souffle » en aval d’installations humaines, avec mesures et alertes adressées aux autorités.
- Pollution de la source Noire : suivi jusqu’à l’audience et la condamnation en février 2025, pour rappeler qu’empoisonner une ressource en eau potable n’est pas un « incident » mais une faute grave.
- Lac Saint-Point et régulation du niveau : contribution au débat sur un problème récurrent depuis des décennies, pour que les décisions ne se prennent pas au détriment des milieux aquatiques.
- Mobilisation citoyenne à Ornans : appel à rassembler habitants, pêcheurs, naturalistes et collectifs, quinze ans après l’« enterrement de la Loue », pour redonner souffle à la mobilisation.
À cela s’ajoutent des articles de fond sur les pollutions agricoles, les mortalités de salmonidés et les effets cumulés des différents facteurs qui frappent les rivières franc-comtoises, ainsi que des relais médiatiques (France 3, Reporterre, Radio Campus…).
Un collectif indépendant… qui a besoin de moyens
Si SOS Loue et Rivières Comtoises peut mener ce travail de vigilance, d’expertise citoyenne et de mobilisation, c’est grâce au temps donné par les bénévoles… mais aussi grâce aux dons qui permettent de financer déplacements, analyses, équipements, outils de communication et actions publiques.
L’indépendance du collectif repose sur le soutien de celles et ceux qui pensent que la défense des rivières doit rester libre de toute pression économique ou politique.
Donner à SOS Loue et Rivières Comtoises, c’est :
- Permettre de documenter les pollutions et d’appuyer les dossiers auprès des autorités et de la justice.
- Renforcer une voix citoyenne.
- Offrir des moyens concrets à celles et ceux qui veillent, sur le terrain, à ce que les rivières comtoises ne meurent pas en silence.
À quelques jours de la fin de l’année, votre don compte
Il reste quelques jours pour faire un don au collectif avant la fin de l’année et chaque contribution, même modeste, compte réellement. Un don ponctuel permet de financer une action, une analyse, un déplacement ; des dons réguliers donnent au collectif la visibilité nécessaire pour construire des campagnes dans la durée.
Si vous le pouvez, prenez quelques minutes maintenant pour soutenir le collectif :
- en effectuant un don en ligne via la page « Faire un don » du site ;
- en relayant cet appel autour de vous, auprès de vos proches, de vos collègues, de vos réseaux.
Pour 2026, choisir des rivières vivantes
2026 ne sera pas une année de résignation mais une année de combats et d’initiatives pour des rivières vivantes. Les décisions qui se prennent aujourd’hui sur l’agriculture, l’urbanisme, l’assainissement ou la gestion de l’eau dessineront le visage de la Loue, du Doubs, du Dessoubre et de tous les cours d’eau comtois pour les décennies à venir.
En soutenant SOS Loue et Rivières Comtoises, vous choisissez de ne pas détourner le regard et de donner de la force à une vigilance collective devenue indispensable. Merci à toutes celles et ceux qui, par leur don, leur temps ou leur relais, font vivre ce combat.

