Pourquoi la filière Comté doit passer en BIO

Des études récentes ont montré que la biodiversité est d’une importance cruciale pour la santé et la résilience des écosystèmes. Cependant, elle est en déclin dans le monde et l’agriculture conventionnelle s’est avérée être l’une des principales causes de tendances négatives observées, telles que le déclin des insectes et des oiseaux.

L’agriculture occupe plus du tiers de la superficie terrestre mondiale. Tous les liens entre les pertes de biodiversité et l’agriculture sont donc extrêmement importants. Des études antérieures ont déjà montré que les champs conduits en agriculture biologique supportent des niveaux de biodiversité environ 30% plus élevés que les champs conduits en agriculture conventionnelle. De plus, entre 1990 et 2015 l’utilisation des pesticides dans le monde a augmenté de 73 % et les résidus de pesticides dans le sol, dans l’eau et dans les aliments peuvent être nocifs pour la santé humaine, les écosystèmes terrestres et aquatiques et causer une perte de biodiversité”.

source INRAE : https://www.inrae.fr/actualites/meilleure-comparaison-entre-agriculture-biologique-conventionnelle
L’agriculture conventionnelle produit des rendements plus élevés, mais l’agriculture biologique offre d’autres avantages. © Yen Strandqvist / Chalmers Université de Technologie, Suède.

Au niveau de la santé publique, l’AOP doit se hisser à un haut niveau en stoppant l’usage des molécules dangereuses régulièrement retrouvées dans les eaux des rivières. Molécules probablement présentes à faibles doses dans le Comté.

  • Arrêt de l’utilisation des néonicotinoides et pyréthrinoides  dans les cultures.
  • Arrêt de l’utilisation du glyphosate. 
  • Arrêt de l’utilisation des pesticides sur les sols, les bâtiments et les animaux.

Aujourd’hui, la filière c’est :

  •  du côté de la santé et du bien-être animal 
    • Alimentation trop poussée avec trop de concentrés (problème de digestion et de reproduction)
    • Augmentation des frais vétérinaires (+35% de 2010 à 2015 + problèmes de taux de cellules dans le lait)
  • du côté de la contribution au changement climatique
    • Fortes émissions de « Gaz à effet de serre » et contribution à la déforestation Amazonienne par l’importation de Soja.
  • du côté de la contribution à la pollution des rivières
    • Trop de concentrés  importés, source d’excédents d’effluents vers les eaux courantes.

La filière doit proposer aux consommateurs un comté Bio respectueux de son environnement et prendre sa part au réduction des GES.

Des solutions existent

  • Réduire les coûts de production du litre de lait : 
  • Réduire la productivité des vaches laitières 
  • Réduire la taille des troupeaux 
  • Retour à l’autonomie alimentaire du bétail au niveau de chaque fermes 
  • Foin et concentrés produits sur place (arrêt des importations de soja)
  • Passage généralisé de toutes les fermes et fruitières en BIO

Le passage généralisé en BIO ne sera pas une mise en concurrence du BIO et du non BIO mais le remplacement rapide du Comté standard non durable par un Comté durable.


Puisque vous êtes ici… nous voudrions vous rappelez que la crise que connaît nos rivières est toujours présente. 10 après les premières mortalités, cette crise ne bénéficie pas d’une prise de conscience suffisante à la hauteur de l’enjeu. Nous ne parlons pas que de poissons mais aussi de notre bien commun à tous : l’eau ! Le collectif SOS LRC s’est donné pour mission d’informer et d’alerter sur cet enjeu. Pour cela, nous avons besoin de votre soutien.  Même pour 1 €, vous pouvez SOUTENIR le collectif SOS LRC — et cela ne prend qu’une minute, en cliquant ICI. Merci.

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