Bonne nouvelle pour le Dessoubre

Revue de Presse : Hebdo 25 ==> Haut-Doubs. Pays de Maîche. Effacement des seuils sur le Dessoubre

Bonne nouvelle pour le Dessoubre avec ces travaux d’effacement des seuils.
L’argumentaire cité dans l’article est bien étayé, on peut simplement y ajouter que ces effacements sont un des éléments importants pour regagner de la biodiversité aquatique, éviter le réchauffement de l’eau et limiter les développements algaux. Bien entendu cela doit être associé à la reconquête de la qualité de l’eau mais les 2 sont indispensables.

Nous souhaitons vivement que d’autres actions du même type soient aussi appliquées sur le département et principalement sur les seuils du Theusseret et du moulin du plain sur le Doubs Franco-Suisse.

Bien entendu ces travaux ont été rendus possible grâce à l’investissement de la fédération de pêche, du syndicat mixte du Dessoubre, aux élus et principalement à Serge Cagnon qui ont su dans un contexte difficile trouver les financements et convaincre tous les usagers de cette rivières.

Le collectif SOS Loue et Rivières Comtoises a également été associé au groupe de travail ce qui prouve que l’on peut avancer tous ensemble sur de nombreux sujets.     

10 commentaires sur “Bonne nouvelle pour le Dessoubre”

  1. Toutes ces actions répondent à une mode basée sur l’ignorance du passé.
    On est en droit de se demander pourquoi la destruction des seuils pour la plupart présents depuis plus d’un voire deux siècles ramèrerait la rivière à son niveau qualitatif d’antan.
    Il y a ne serait-ce que cent ans et avec des seuils partout, le Dessoubre présentait une productivité salmonicole exceptionnelle. Ce n’est donc pas la construction des seuils qui aura réduit la rivière à un qualité plus que médiocre pas plus que la destruction des seuils ne ramènera la qualité de l’eau à son optimum.
    Les seuils sont des bouc émissaires bien pratiques pour ne pas voir les causes fondamentales de la dégradation de nos milieux aquatiques.
    Je conseillerais bien de cesser de croire toutes les suggestions qui viennent de Paris car si j’en crois les publications scientifiques locales, à aucun moment, dans aucun document on accuse les seuils de détruire la biodiversité?
    Sans doute sur la LOUE va-t-on trouver des esprits forts pour nous inciter à détruire les seuils pour rstaurer la qualité de l’eau ? Qu’ils aillent voir sur la Basse Loue où tous les seuils ont disparu, si l’eau s’y réchauffe moins et si la biodiversité a été restaurée depuis la dispariytion de ces ouvrages.
    Vraiment la crédulité de certains fait peine à voir … et tous les anciens qui ont fait leur apprentissage hydro-biologique chez Verneaux (hélas il en reste peu en Franche-Comté, à la Fac de Besançon ne l’ont jamais entendu dire que les seuils perturbaient la biodiversité. Bien au contraire, ce sont des refuges en cas de sécheresse.
    Au fait mais pourquoi ne pas supprimer sur le Doubs, le seuil de Maisons du Bois ? pendant que vous y êtes ? et aussi le seuil naturel de moraines qui crée les bassins du Doubs, véritables casseroles où l’eau se réchauffe non ? et pourtant cette même eau, elle est bien plus froide à Goumois !
    Alors la théorie des seuils il faut mieux la laisser aux parisiens que la prendre chez nous pour en saupoudrer nos vallées..

  2. Afin de répondre aux interrogations de certains commentaires, vous pouvez prendre contact avec le Syndicat du Dessoubre qui pourra vous expliquer les impacts des seuils sur les rivières et vous communiquer les études locales prouvant les impacts des ouvrages sur les rivières locales.

    1. Je pense aussi que les problèmes du Dessoubre sont d’abord des problèmes de pollution accentués par le réchauffement des eaux conséquence de l’abaissement des débits estivaux.
      En une année il passe moins d’eau dans le Dessoubre à St-Hippolyte qu’il y a 50 ans et la différence est statistiquement considérable … J’estime par analogie avec les autres rivières du Département le déficit d’écoulement estival du Dessoubre > 1,5 m3/seconde … et quelque soit la pluviométrie car si certaines années le débit peut apparaitre comme correct s’il a beaucoup plu, il s’avère désormais bien inférieur à ce qu’il devrait être.
      Bien que personne à par votre serviteur et les chercheurs du CNRS, de l’INRA, de l’ONF et même du CEMAGREF (IRSTEA) ne s’intéresse à ce souci des déficits d’écoulement qui s’accentuent, il serait souhaitable que les populations et les élus des plateaux du BV du Dessoubre prennent conscience qu’ils sont responsables, totalement de ce qui arrivé à cette rivière.
      Nonobstant les pollutions diverses qui affectent le cours d’eau, l’aménagement du territoire (donc les maires et les propriétaires fonciers) est directement responsable du manque d’eau dans la rivière et dans les pseudo-nappes qui alimentent certains villages du BV, bien souvent à sec comme en 2018.
      Je ne saurais trop engager les élus de ce plateau qui alimente le Dessoubre d’établir la compilation des ha de cultures ou de prairies qui ont été depuis les années 60 transformées en friches et en forêts.
      Un ha de forêt feuillus +résineux mélangés, consomme en Franche-Comté plus de 2200 m3 d’eau en plus qu’une prairie pâturée ou fauchée.
      10 000 ha de forêts en plus sur le bassin versant c’est déjà plus d’1 m3/seconde en moins dans le Dessoubre en été. Au Syndicat du Dessoubre de faire ces comptes là plutôt que de commander des études qui forcément donneront les conclusions que désire le maitre d’ouvrage . J’ai vu cette étude et elle est contestable sur le fond la forme et les techniques utilisées. On peut faire la même et tirer des conclusions totalement contraires.

      Les seuils sont là depuis des siècles pour la plupart d’entre eux; il est faux, totalement faux d’affirmer qu’ils sont une cause de la dégradation du Dessoubre car pourquoi aujourd’hui et pas hier ?
      Je demande donc officiellement au Syndicat du Dessoubre de réaliser une étude géographique comparative de l’occupation des sols dans la période de 60 à 70 (pour comparer à ce que disait Verneaux dans sa « Typologie ») à nos jours 2018 date du dernier inventaire forestier.
      La différence des volumes d’eau disponibles sera bien plus éloquente pour expliquer bien des problèmes de ce petit bassin versant.
      Ne jamais publier que moins d’eau équivaut à des températures plus élevées et à des concentrations en pollution accrues car le débit des STEP et des « vaches » lui, ne tarit pas en été ! Les seuils et barrages n’ont jamais influencé le paramètre déterminant qui permet de comprendre le fonctionnement écologique du Dessoubre.

  3. …Et justement , ..en terme de « reconquête de la qualité de l’eau »…Où en sont tous les « points noirs » parfaitement inventoriés par le collectif (Bruno HAETTEL et Benjamin GROSJEAN) sur les villages du bassin versant?……. Combien de rejets directs de lisier humain ont-ils déjà été réglés efficacement?…Et les autres ont-ils été planifiés?…. Le Syndicat mixte du Dessoubre se charge – t-il de coordonner toutes ces actions , comme cela avait été envisagé?
    Les élus du Syndicat ont-ils également réuni et informé les agriculteurs pour les motiver …(en donnant justement l’exemple des actions déjà réalisées dans les communes)…pour créer une vraie dynamique de bassin?….. Si c’est le cas , voilà la vraie  » bonne nouvelle » que j’attendais EN PRIORITE pour le Dessoubre!

    Quant à la réduction d’impacts de certains ouvrages ( qui s’effaceraient de toutes façons gratuitement avec le temps…) , ce sont (en plus de ce qui a été dit) des opérations très délicates en terme d’intégration écologique (restauration des abris sous berge qui vont se retrouver « hors d’eau » , et recréation d’habitats de pleine eau et d’une bonne diversité des profondeurs et des lames d’eau…)…et tout cela génère , pour l’instant , plus d’inquiétudes que de réjouissances….

    ….Vraiment dommage que les truites ne puissent pas donner leur avis!

     » Les leviers physiques , qui visent à diminuer le temps de résidence de l’eau et à destratifier la colonne d’eau …sont des approches coûteuses ….qui peuvent simplement aider à réguler un symptôme , au cas par cas , sur des petites surfaces spatiales.
    Les actions de maîtrise des flux provenant des bassins versants sont (par contre) indispensables ».
    extrait de l’expertise scientifique collective internationale (2017) sur ‘L’EUTROPHISATION »

  4. Soyons réalistes ,le  » grand bond  » en arrière vers une nature retrouvée n’aura pas lieu ,la reconquête
    d’un milieu sain se fera par une politique de  » petits pas » qui demandera beaucoup de constance et
    d’efforts.
    vos commentaires (très intéressants) soulèvent la question suivante :
     » commence -t- on par le bon bout ?  »
    Et sa réponse : »l’important ,c’est de commencer « 

    1. Il est bien évident qu’il faudrait avancer mais d’abord oublier le sectarisme voire le népotisme écolo qui rôde encore dans les couloirs de SOS-LOUE … le « petit livre vert » de la pensée unique (souvent dictée par des énarques parisiens) et tout ce qui tourne autour n’a pas fait changer d’un iota le destin funeste de nos cours d’eau.
      Cette évidence mérite d’être dite et redite.
      Si on opte pour une démarche vraiment scientifique et écologique, Il serait souhaitable de s’attaquer aux désordres affectant les paramètres déterminants qui « gouvernent » nos rivières. On espérait que le laboratoire de l’Université (Chrono-environnement) mette à jour et complète le grand travail d’écologie réalisé par la même Université sur la Loue dans les années 70, du temps de Jean Verneaux.
      Il n’en a rien été; tout au plus un catalogue de conjectures souvent absurdes dont le but est d’aspirer encore des subventions publiques comme un aspirateur le fait avec le ch’ni !

      Pour moi la première chose à faire c’est un état des lieux, hors lit de la rivière, tels qu’ils sont aujourd’hui et de comparer cet état à ce qu’il était dans les années 70 (puisqu’on a la référence écologique de ces années là) en étant précis et exhaustif sur ce qui peut modifier les paramètres déterminants des équilibres hydro – écologiques.

      On connait quatre de ces paramètres déterminants en 1974 et ils sont hiérarchisés

      Et depuis les années 70 où la qualité des rivières était ce qu’elle était, cad pas parfaite mais bien supérieure à ce qu’elle est devenue 50 ans après, bien des choses ont changé non seulement dans l’eau qui arrive dans la rivière (pollutions nouvelles) mais aussi à coté de l’eau car pour réaliser une comparaison il faut bien regarder d’où vient l’eau, comment elle passe du ciel dans les rivières et combien (combien de m3 par an par exemple) ?

      Pour commencer il faut donc s’attaquer à la ressource en eau; c’est elle qui alimente nos rivières et si elle fléchit, la température en pâtit et les espèces thermohiles disparaissent. Si la ressource se tarit (Doubs en automne 2018) c’est par définition la mort du biotope aquatique… plus d’eau plus de barbeaux !

      On sait qu’il pleut statistiquement de plus en plus chaque année sur notre Région et qu’il passe de moins en moins d’eau sous les ponts chaque année.
      Premier problème : OU PASSE L’EAU ?

      Pour obtenir cette réponse fondamentale, il faut faire appel à des géographes et non des géologues ou des eco-toxicologues voire même des hydrologues.
      Comment était occupé notre territoire il y a 50 ans et quelle était la situation des préleveurs d’eau à cette époque (agriculture, forêts, urbanisation ….) et comparons à aujourd’hui.

      Voila déjà un bon programme qui sans aucun doute apporterait sa dose de surprises et ouvrirait l’esprit sur les causes probables de la dégradation qualitative de nos rivières.

      Bien entendu, il faut discuter de ça à la CLE, au SAGE, SDAGE et le mettre à l’ordre du jour du travail des Syndicats possédant la vocation « EAU » et des Communautés de Communes ayant la compétence GEMAPI ….
      Encore faudrait-il que dans ces assemblées il y ait d’autres personnes que des fonctionnaire de l’Etat souvent gangréné au sein des ses administrations environenementales par une mouvance anti-système rouge dedans et verte dehors, et des élus qui s’impliquent.

      Ces vastes problèmes locaux ne devraient être traités que par le niveau régional qui posséderait ces compétences (décentralisation). L’Etat n’a pas à imposer à la Franche-Comté sa transcription très parisienne des Directives Européennes.

      Il y a aussi des pb de pollutions diverses aux origines elles aussi variées mais cette piste là n’a jusqu’à présent mené à rien. L’eau qui manque au robinet et qui au même moment fait aussi défaut dans la rivière d’à coté s’avère une préoccupation plus proche des gens que la pêche qui n’intéresse plus que des fanas dans mon genre.

  5. M Bonvalloy,

    Merci pour vos commentaires, avez vous une source pour l’affirmation suivante :
    « On sait qu’il pleut statistiquement de plus en plus chaque année sur notre Région ».

    D’un coté, on aurait plus de forêts sur le BV, comparé à il y a 50 ans, et d’un autre coté, la production de Comté (et donc de prairies) a explosé (sur ce même BV ?)..

    Je vois là un certain paradoxe.

    Aussi, l’argument de la forêt qui absorbe un débit équivalent à 1m3/sec sur le Dessoubre est intéressant, mais il n’est pas beaucoup relayé dans les diverses études et sur SOS LRC.

    Merci de vos infos complémentaires

    PG

    1. Bonjour et merci pour la discussion,

      Pour les sources sur la météo; le site météo-france et le site « Gewässer » de Suisse (Jura) donnent des chiffres . Ils sont gratuits pour la Suisse (sur 15 ans) et payants pour la France mais c’est pas cher du tout. Le site est simplement compliqué à utiliser pour qui (comme moi) n’est pas « geek ».

      La remarque sur le Comté est judicieuse; les prairies qui restent en Franche -Comté ne peuvent pas nourrir toutes les vaches; c’est pourquoi les compléments alimentaires sont désormais acceptés de même que l’importation de fourrage … tout cela avec la bénédiction de l’AOP COMTE.
      Les herbes et les fleurs de nos prairies de montage ? tu parles !
      Marc Goux en connait un rayon sur ce problème et il pourrait vous en dire bien plus que moi sur la dérive productiviste de la filière Comté : Marc est un réel spécialiste du Comté.
      Bien entendu moins de prairies par rapport au nombre de vaches (ou UGB) cela veut dire aussi pas assez de surfaces d’épandages etc. etc. Plus de produits vétérinaires, plus de rejets dans les fromageries…..
      Bref il faudrait soit réduire de >60% le nombre d’UGB sur les terres de Franche-Comté pour ne pas risquer de trop polluer soit augmenter les surfaces agricoles de 60% en regagnant des prairies sur la forêt, ce qui en même temps, ramènerait de l’eau dans nos rivières. De toutes les façons les forêts qui sont apparues depuis 60 ans, sont déjà trop étendues; et dans bien des zones; il n’y a pas assez d’eau pour tous les arbres … donc ils crèvent par centaines d’ha tous les ans.

      Cette évidence ne veut pas être vue et par personne car la forêt même moribonde reste taboue.
      Et pourtant ce phénomène de déficit d’écoulement associé à la reforestation est bien connu et dans le Monde entier.

      En fait si on pouvait retourner en arrière dans les années 60 quand on avait encore des truites et des ombres dans la basse Loue (et plein dans le Dessoubre car je m’en souviens) on pourrait constater que la forêt occupait environ 100 000 ha de moins rien que sur le département du Doubs ; c’est à peu près ce qui manque en prairies pour les vaches départementales afin qu’elle nous donnent du vrai Comté et non du fromage à la sauce soja de Bolsonaro.

      L’abaissement du débit sur le Dessoubre m’apparait (après reprises de calculs nouveaux) tellement important qu’il faudrait faire un bilan précis de la reforestation dans les communes du bassin versant (le Syndicat pourrait s’y atteler) … j’ai annoncé plus d’un m3/seconde mais je crains que ce soit beaucoup plus. Sans inventaire forestiers communaux, on ne peut que faire des estimations. Mais je crains de funestes découvertes à ce sujet d’autant plus que le bassin versant du Dessoubre semble évacuer l’eau du ciel encore plus vite que les autres et en garder moins et moins longtemps.

      Dans le temps les Eaux et Forêts existaient et cet établissement public connaissait et pour cause les relations entre la Forêt et l’eau. Aujourd’hui on a les DRAF et les agences de l’eau et chacun tire la couverture à lui dans son coin sans porter attention à l’intérêt de l’autre et encore moins à l’intérêt général.

    2. Bonjour à tous,

      je rebondis sur mon dernier post du 30/7.
      Depuis le début de l’année 2020, il est tombé sur la basse Loue, quand même 17% d’eau en plus que l’an passé au même moment. La situation est préoccupante sur la vallée de la Loue mais pas encore alarmante; l faudrait au moins 12 cm de pluie en aout pour maintenir cette situation, ce qui est peu probable mais pas impossible. Je pense que sur le Dessoubre, la situation est équivalente.
      Je pourrais indiquer mois par mois la situation hygrométrique des sols, mais il me faudrait des données pluviométriques quotidiennes locales, relevées sur une commune du bassin versant, mais personne ne me les a jamais proposées. Pourtant je suis convaincu que sur toutes les communes du BV du Dessoubre, on doit trouver un passionné ou un météorologiste amateur qui relève ces données dans sa propriété.
      Je pense donc que les techniques modernes d’investigations associant la pluviométrie aux vitesses d’infiltration dans les sols, au % d’interception par la végétation et aussi l’évapotranspiration, dont personne n’a jamais parlé, et de traitement des données permettant d’évaluer l’intensité de la sécheresse et d’anticiper les pénuries d’eau n’intéressent personne.
      Allo Monsieur le Préfet ! je n’ai plus d’eau …. au secours !!
      C’est la position de nombreux élus mais des solutions existent qui n’ont pas à être élaborées par des élèves de l’ENA mais par les francs-comtois eux-mêmes s’ils voulaient un jour s’en donner la peine.

  6. Bonvallot, j’aimerais beaucoup que vos commentaires apparaissent plus largement sur les réseaux sociaux et tous autres sites occupés par le sujet des cours d’eau. Un antidote à la publication « En Immersion » dont chaque mouture va empirant, la cible évidente étant l’enfant d’école primaire, histoire de les éduquer, et leurs parents avec

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