Surveillance des stations d’épuration : le travail de SOS Loue & Rivières Comtoises à l’honneur sur France 3

En octobre 2026, France 3 Bourgogne-Franche-Comté a consacré un reportage saisissant à la problématique des stations d’épuration (STEP) non conformes ou inadaptées dans le Doubs et leurs impacts sur nos cours d’eau et nos ressources en eau potable.

Dans ce sujet, Patrice Malavaux, représentant le collectif SOS Loue et Rivières Comtoises, intervient directement sur le terrain pour montrer la réalité des rejets rejetés en milieu naturel. Retrouvez la vidéo du reportage ci-dessous (Octobre 2026)

Un constat alarmant sur le terrain

Le reportage met en évidence plusieurs réalités majeures :

  • L’impact direct sur l’eau potable : À Mamirolle, la station d’épuration saturée rejette ses effluents dans des failles karstiques qui communiquent directement avec la nappe alimentant la source d’Arcier — source qui fournit 30 % de l’eau potable de la ville de Besançon.
  • Des normes administratives déconnectées du milieu aquatique : Même lorsqu’une petite station est considérée comme « conforme » sur le papier par l’administration, les prélèvements et analyses de terrain révèlent des concentrations désastreuses en phosphates et nitrites, rendant l’eau rejetée totalement toxique et incompatible avec la vie aquatique.
  • L’effet cumulatif en zone rurale : Si chaque petit village rejette une eau mal dépolluée, la multiplicité des points de rejet finit par asphyxier l’ensemble de nos bassins versants et contaminer nos sources karstiques.

(Retrouvez également l’article complet de la rédaction de France 3 : Pollution des rivières, eau potable menacée : face aux stations d’épuration non conformes…18 octobre 2026)

Un coût financier important, mais un investissement indispensable pour notre santé

Alors oui, le constat est clair : refaire ces stations d’épuration — dont certaines ont 40 ans ou plus et ne sont plus du tout adaptées à la démographie actuelle — coûte des millions d’euros. Oui, ces travaux auraient dû être anticipés bien plus tôt, à une époque où les marges de manœuvre financières étaient moins tendues.

Mais l’assainissement reste un poste budgétaire crucial qu’on ne peut pas négliger. L’eau qui sort de ces stations ne disparaît pas par magie : elle retourne directement dans nos rivières et nos nappes phréatiques, impactant tout le territoire en aval.

Ce sont les vaches qui s’abreuvent au cours d’eau, les habitants qui s’y baignent l’été, la faune aquatique qui tente d’y survivre, mais aussi et surtout les captages d’alimentation en eau potable pour la population. Investir massivement dans la qualité de l’eau et dans un assainissement performant n’est pas un luxe, c’est une priorité absolue pour la santé publique et la sécurité de tous.

Un travail de terrain mené depuis plus de 10 ans

L’évaluation de la conformité réelle des assainissements et des rejets en milieu karstique est un travail d’investigation et d’alerte que le collectif mène depuis de nombreuses années sur le terrain.

Nous sommes déjà intervenus activement sur plusieurs bassins versants pour dresser un état des lieux et collaborer à des solutions concrètes, comme nous l’avons fait par exemple :

Aujourd’hui encore, notre action de surveillance et de contrôle citoyen se poursuit activement, notamment sur le secteur de Pontarlier ainsi que sur le bassin de l’Audeux, afin de veiller à ce que la santé des cours d’eau soit prise en compte dans la gestion des eaux usées.

Pour rappel, cette vidéo de 2023

💚 Soutenez nos actions : Faites un don !

Pour maintenir notre indépendance, financer notre matériel d’analyse, mener des campagnes de prélèvements sur le terrain et poursuivre nos démarches juridiques ou de sensibilisation, nous avons besoin de vous.

Chaque don, même modeste, nous donne les moyens de continuer d’alerter, d’agir et de protéger nos cours d’eau et notre santé commune.

Si le formulaire de don sécurisé ne s’affiche pas ci-dessous, cliquez ici pour faire un don via la plateforme sécurisée HelloAsso.