Début de l’été 2020 en 4 photos

Des poissons malades ou bien morts, des rivières eutrophiées par les algues, des pollutions… Ce genre de photos (voir en bas de cet article), le collectif SOS Loue et Rivières Comtoises en reçoit tous les jours. Certains d’entre vous nous interpellent sur les réseaux sociaux :

« C’est honteux et les Assos vous faîtes quoi pour empêcher ça ? »

un internaute sur Facebook

Voici quelques éléments de réponse

Une couverture médiatique insuffisante

L’Est Républicain classe l’assèchement du Doubs de cette année entre Pontarlier et Morteau dans la rubrique « Insolite ». Bientôt, plus personne ne s’étonnera de ce phénomène, amplifié par le dérèglement climatique que nous expliquions en détail ici Assèchement du Doubs état des lieux.

Ce même média qui nous assure que tout va mieux « Qualité des eaux : toujours mieux mais il reste à faire » alors dormons sur nos deux oreilles ?!

N’en doutons pas, le pouvoir des médias est très important ! Pour qu’on s’intéresse dans les plus hautes sphères au sort des rivières, il faut, à minima, interpeller largement, diffuser, atteindre les médias nationaux !

Des moyens dérisoires

Le collectif SOS Loue et Rivières comtoises est certes composé de nombreuses associations mais le collectif en lui-même n’a pas de salarié dédié. Il faudrait un.e lobbyiste pour aller parler aux députés, aux décideurs, aux politiques… Quelqu’un a cette personne sous la main ? Envoyez là nous !

Aujourd’hui, le collectif SOS LRC, ce sont seulement 85 donateurs depuis le début de l’année et seulement une vingtaine de membres actifs sur les dossiers pour toute la Franche-Comté, avec chacun peu de temps disponible et de nombreux autres engagements.

Vous voulez aider ?

Alors adhérer en cliquant ici pour montrer votre soutien.

Rejoignez nos commissions : communication, scientifique, manifestation, politique, juridique… plus d’infos à info@soslrc.com

Nous sommes nombreux à soutenir les rivières, organisons-nous !

Ombre Malade – Loue – Ornans – Juillet 2020
Poisson mort – Cléron – juillet 2020
« Source » du Lison – Juillet 2020
Le Suran – Juillet 2020

3 commentaires sur “Début de l’été 2020 en 4 photos”

  1. Bonjour,
    je rejoins bien entendu la position du rédacteur de l’article qui reste toutefois un inconnu.
    L’Est Républicain est un relais permanent et fidèle de la politique en place et ce journal refus tout droit de réponse à ses articles. On aura pu tenter de répliquer un tantinet critique à la suite des articles vantant le travail de la Fac sur la Loue et l’autosatisfaction de l’Agence de l’eau (articles des 4 et 9/7/2020 sous signature Jimenez).
    Le problème du Collectif est bien défini mais il ne faut pas oublier le sectarisme du bureau de l’association SOS LOUE qui refuse sans explication la candidature des vrais spécialistes des rivières.
    Cela ressemble beaucoup à la politique de MAO durant la révolution culturelle.
    Pour ma part, je regrette que l’action du Collectif soit étroitement liée à la qualité des eaux du domaine privé ; combien de propriétaires riverains membres de l’association ? Combien de propriétaires de parcours de pêche commerciaux membres de l’association ? SOS LOUE n »a pas à travailler pour ces gens là.
    Pendant ce temps la basse Loue du domaine public a perdu tous ses poissons mais l’Etat, propriétaire des rives ne bougera pas un petit doigt. Ce n’est pas une raison pour que l’argent public (département et Région) aille à l’étude et au soutien du domaine privé comme c’est le cas depuis plusieurs années.
    D’aucuns veulent bien aider mais il ne faudrait pas fermer pour des raisons personnelles (?), la porte au nez de ceux qui souhaitent s’impliquer.
    Pour votre serviteur le salut est dans le transfert des compétences « aménagement du territoire et Environnement » à la Région et aux très nombreux spécialistes qui y demeurent encore.
    Ils ne sont pas tous morts !

    1. facile, ils sont désignés dans les phrases d’avant.
      En général ceux qui espèrent profiter des actions de SOS – Loue sans jamais s’y impliquer de quelque manière que ce soit et je crois savoir qu’il y en a beaucoup.
      C’est pourquoi j’ai toujours milité pour que la haute Loue vu son usage de transporteur d’eaux d’égouts (plus ou moins traitées) et de ressource pour l’alimentation publique en eau, soit versée dans le domaine public depuis sa source. Comme l’Etat fait preuve d’impéritie permanente face aux problèmes de nos rivières je souhaiterais qu’un domaine public régional soit instauré et englobe toutes les rivières.
      Si on veut sauver nos poissons, il faut anéantir les rivalités incontestables entre pêcheurs de la haute et basse Loue ou autres rivières et instaurer plus de solidarité entre disciples de St-Pierre.
      Pour le moment et depuis 10 ans au moins, il n’y en a que pour la haute Loue alors que, jusque dans les années 70, la basse loue était reconnue dans l’Europe entière pour la « mouche » et l’ombre.
      Malheureusement sous responsabilité de l’Etat la rivière est devenue un désert halieutique sans que le propriétaire ne s’en préoccupe le moins du monde et encore moins le monde associatif.
      Et pourtant vu que la température des eaux de la basse Loue présentent compte tenu de la distance aux sources une amplitude importante, cette portion de la rivières était particulièrement fragile et aurait mérité une attention particulière initiée d’ailleurs par l’équipe Verneaux dans les années 70 mais sans aucune suite.
      Il n’en a donc rien été et les problèmes, comme les truites et les ombres sont en train de remonter vers la source… chacun son tour de pleurer.
      le problème est politique.

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